Dimanche 18 novembre 2007
7
18
/11
/2007
17:10
Après toutes ces manifestations nautiques, ........retour à l'Histoire locale.
Venons en donc au "" ponton des Russes "" et ce pour deux raisons :
- l'une, topographioque : Ce ponton était exactement à l'aplomb de la première mise à l'eau cimentée ( toujours existante ),proche de la limite Sud de notre implantation et dans le
prolongement d'un enrochement ( mal-venu..).
La vue aérienne ci-jointe le montre parfaitement.
- l'autre raison est historique. Il faut remonter à la guerre de 14-18 ( eh oui !..) pour trouver l'explication de la nationalité de ce Ponton.
En Février 1916, le gouvernement tsariste envoya 4 brigades d'Infanterie en France dont 2 combattirent en Champagne.
Mais, à la suite de la Révolution d'Octobre 1917, ces deux brigades refusèrent de continuer la lutte et furent repliées successivement sur le camp de Mailly, puis le camp de la Courtine.
Un certain nombre d'éléments russes fut dirigé sur le camp du Cournau ( 8000 hommes, 1000 chevaux pendant l'automne 1917 et les premiers mois de l'année 1918 ).
Or ce camp du Cournau est situé au carrefour de la route de la Teste-Cazaux, avec la route dite " de la foret " ( où se trouve le cimetière des " Sénégalais ", qui avaient précédé
les Russes dans le camp ) et la route menant à Sanguinet. Cet immense camp de repos, de convalescence, a vu séjourner jusqu'à 20.000 hommes, avec un hôpital de campagne de 900 lits. C'est
dire son importance.
De nos jours il ne reste que le cimetière dans un tumulus.
Ces Russes repliés dans ce camp, désoeuvrés, commirent quelques exactions, comme toute troupe en campagne.
""" Les soldats russes se baignent dans le lac, complètement nus. Il conviendrait d'interdire ces baignades ou de les limiter à une heure matinale, et encore en obligeant ces singuliers
baigneurs à se munir de caleçons """
C'est ce qu' écrivait au Préfet, dans un rapport circonstancié, le Commissaire spécial des chemins de fer, du port et de l'émigration de Bordeaux...
D'ou un certain émoi chez les Cazalins.......
Par ailleurs, la consommations d'alcools divers entrainait des comportements excessifs.
C'est, finalement, encadrés par des tirailleurs sénégalais et par la cavalerie, que ces Russes reprirent le train à La Teste, quittant ainsi la région où leur souvenir à marqué les mémoires
cazalines...
Cela suffit-il à expliquer la nationalité de ce ponton ?
Ce qui est certain, c'est que ces Russes ont fréquenté NOS plages, à une époque où existait un ponton...ponton qui ne fut démoli qu'en 1993 du fait de sa dangerosité pour les coques de nos
dériveurs.
Vous trouverez de plus amples informations dans une brochure écrite par Jacques RAGOT "" Cazaux, avant les bangs...""
A SUIVRE...
Par Francis
-
Publié dans : CAZAUX D'HIER....
Partager